Gastronomie

Restauration collective : exigez la qualité !

La cantine à mauvaise réputation : nos chères têtes blondes n’hésitent jamais à nous rappeler que les repas servis en collectivité sont de qualité gustative médiocre. Et il est vrai que certaines collectivités font appel à des prestataires externes pour faire baisser les coûts. Pourtant, dans certains restaurants d’entreprise, collèges ou lycées, des repas de qualité, et même biologiques, sont servis aux clients. Est-il possible d’influer sur les budgets des collectivités ? Quelles sont les alternatives à la malbouffe collective ?

Une autre restauration collective est possible

Alors que les scandales alimentaires font la une de l’actualité et que l’industrialisation de nos modes de vies s’intensifient, certains citoyens tentent de faire bouger les mauvaises habitudes alimentaires. Au nom de la santé public, et notamment celle de nos enfants, des groupements de consommateurs s’insurgent contre la malbouffe. Et parfois, ils obtiennent gain de cause.

Les fournisseurs d’aliments sains prêts à intervenir

Dans certains établissements scolaires, des parents ont réussi à obtenir un repas bio par semaine ou une augmentation de la qualité des repas. Le principal frein, ce sont les budgets serrés des collectivité qui souhaitent que les prix restent accessibles à tous. De leur côté, les fournisseurs d’aliments de qualité sont prêts à agir : les grossistes de pâtes fraiches, les producteurs de légumes biologiques, les éleveurs locaux, etc. C’est toute une économie locale qui sommeille en attendant une prise de conscience globale et l’intervention des pouvoirs publiques.

Comment faire changer les mentalités ?

Une prise de conscience des effets d’une alimentation de mauvaise qualité sur notre santé risque de prendre du temps. Les nutritionnistes ont beau le répéter en boucle, les choses changent lentement. Près de 10 ans après la campagne d’information pour une consommation plus importante de fruits et légumes, les menus des cantines scolaires se sont améliorés.

Il faudra donc beaucoup de patience et de détermination aux citoyens pour faire changer la qualité de la restauration collective. La santé et le bien-être de nos enfants en dépendent.